GREEN LEAF

Une extension pour sensibiliser à la pollution cachée d’Internet

Qu’est vraiment Internet ? Nombreuses sont les personnes se le représentant comme un nuage, présent sans vraiment être réel.
Mais la réalité d’Internet se situe bien loin de là. Afin de faire fonctionner le
World Wide Web, des milliers d’appareils électroniques sont mis en place à travers le monde : serveurs, routeurs, data centers, des milliers de kilomètres de câbles… Et ceux-ci nécessitent de l’énergie, non
seulement pour fonctionner, mais aussi pour être refroidis ! Leur nombre ne cessant d’augmenter, si aujourd’hui Internet était un pays, il serait le cinquième consommateur mondial d’électricité (source : Greenpeace).
Ainsi, naviguer sur un moteur de recherche, envoyer un mail, regarder un film ou n’importe quelle autre action effectuée sur le web nécessite de l’énergie. À titre d’équivalence, une requête sur Google consomme par exemple autant qu’une ampoule 12W allumée pendant deux
heures. Le nombre d’utilisateurs d’Internet continuant d’augmenter, Internet devrait ainsi représenter 4 % des émissions de CO2 dans le monde d’ici 2020. Alertés par la situation actuelle de la pollution trop inconnue d’Internet, nous nous sommes posé cette question : Comment sensibiliser les internautes à leur impact écologique sur Internet, et comment les aider à le réduire ?
Développée par une équipe de cinq étudiants en école d’ingénieurs, Green Leaf est une extension disponible sur Google Chrome. Facilement téléchargeable sur le store du navigateur, une simple icône apparaît près de la barre des tâches du navigateur. Un pop-up s’affiche quand l’utilisateur clique dessus.
L’utilisateur de Green Leaf peut maintenant connaître en cliquant sur l’extension la quantité de CO2 émis par son utilisation d’Internet. Ce chiffre est ensuite converti en équivalences parlantes à l’utilisateur
(nombre de kilomètres parcourus en voiture par exemple) pour l’aider à comprendre réellement ce que ce chiffre représente.
L’objectif du projet n’est pas d’obliger le consommateur à passer moins de temps sur Internet mais de l’aider à consommer plus proprement. Cela passe donc par une sensibilisation à son émission grâce à des équivalences, mais aussi par des statistiques montrant à l’utilisateur l’évolution de son empreinte carbone en fonction des jours et des mois, des conseils
pratiques pour qu’il puisse naviguer de manière plus écologique, et enfin un dernier onglet expliquant plus en détail l’impact de la pollution d’Internet. Grâce à Green Leaf, les émissions en CO2 mondiales peuvent vraiment baisser !

Victor BUCHEL

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